Kae Tempest + Liesa Van der Aa

4 juillet 2026 • Reflektor

  • Kae Tempest
  • Liesa Van der Aa

Cher public,

Le concert de Kae Tempest, initialement prévu le 4 juillet à l’OM, aura finalement lieu au Reflektor (Place Xavier Neujean 24, 4000 Liège). La date reste inchangée.

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Kae Tempest

Le cinquième album de Kae Tempest, Self Titled, est né de manière inattendue. Après avoir mis de côté un premier projet qui ne semblait plus en phase avec le moment, Kae entame un nouveau travail avec le producteur multi-récompensé Fraser T Smith. Ce qui commence comme une tentative de débloquer un morceau devient rapidement un nouvel album, façonné par des sessions spontanées et intenses. Encouragé à écrire à la première personne, Kae y trouve une voix plus directe et personnelle.

Au cœur de Self Titled, il y a un dialogue entre le passé, le présent et le futur de Kae — une lettre d’amour à son moi plus jeune, mais aussi une réflexion sur l’identité, le doute, la résistance, l’amour et l’acceptation. Intime et profond, l’album conserve cette dimension collective propre à l’univers de Kae, invitant chacun à s’y reconnaître.

Musicalement, l’album oscille entre intensité et vulnérabilité. Des titres comme I Stand On The Line et Statue In The Square révèlent autant une ambition cinématographique qu’une énergie brute, tandis que Diagnoses et Hyperdistillation explorent la neurodiversité, le trauma et la connaissance de soi. Le projet accueille également des collaborations marquantes, notamment avec Young Fathers et Tawiah.

Né à Lewisham, Londres, en 1985, Kae Tempest est musicien·ne, poète, auteur·ice et performeur·euse. Depuis son premier album nommé au Mercury Prize, Everybody Down, en 2014, Kae construit une œuvre singulière entre musique et littérature. Avec Self Titled, iel poursuit ce chemin avec un album viscéral, libre et profondément vivant.

Liesa Van der Aa

« Comme un escargot sur un rasoir. » C’est ainsi qu’un ami de Liesa Van der Aa a décrit son nouvel album Caramel : une douceur qui s’enroule autour des arêtes vives, mais qui ne se laisse jamais couper. Une image pertinente, car avec Caramel, Liesaprésente son œuvre la plus personnelle à ce jour. La « petite sœur plus jeune et plus douce » de son précédent album Easy Alice évolue toujours dans le même univers jazzy. Quoique. Pour citer quelques références : on y entend des échos de Laurie Anderson,cette fois-ci entremêlés avec les premiers classiques de James Blake et des bribes de Billie Eilish et FKA Twigs. Électronique, classique contemporain, baroque, jazz et hip-hop : Caramel porte, comme Van der Aa aime à le décrire, toutes ces casquettes à la fois, avec nonchalance. Et par-dessus tout cela, plus que jamais, tombent les masques. « Je voulais faire un album qui donne l’impression d’entendre quelqu’un penser à voix haute », dit-elle. « Comme si vous étiez à la pointe de la conscience de quelqu’un, sans que tout soit déjà exprimé. » Van der Aa a de nouveau collaboré avec le pianiste prodige Niels Broos, connu pour son travail avec Jameszoo, Jamie Peet et Rol Rol Rol.Le batteur James Williams (Leon Bridges) a signé des parties inoubliables et inspirées. Et lorsque Dries Laheye (STUFF.) déploie toute sa magie mélodique, le silence s’installe naturellement. Deux voix exceptionnelles ont également marqué la production de leur empreinte : Anja Ngozi, productrice londonienne qui a notamment travaillé avec Tirzah et Speakers Corner Quartet, et Shungu, producteur bruxellois qui affectionne particulièrement les beats poétiques et complexes. Ensemble, ils ont contribué à tisser Caramel en une couverture chaleureuse pleine d’énigmes musicales. Les premières graines de Caramel ont germé pendant la pandémie. Alors que le monde s’arrêtait, Liesa et Niels Broos sont retournés en studio. Ils ont improvisé sur d’anciennes démos et exploré de nouvelles mélodies, ensemble, mais aussi souvent à distance. Orce n’est que plus tard, près du poêle à bois de la maison familiale à Grimbergen, que ces fragments ont pris une nouvelle forme. Car là, entourés de forêts et d’espace pour respirer, un autre type d’écoute a vu le jour. Une forme de montage presque chirurgicale. « Aucune chanson n’est restée telle quelle », explique Liesa. « C’est devenu un processus étrangement contrôlé. » C’est ainsi que des mélodies récurrentes ont vu le jour. Liesa les appelle des miniatures : de petites chansons énigmatiques qui ne se laissent pas cerner, mais qui s’ancrent dans latête.Liesa a découpé, collé, joué avec des boucles comme dans le hip-hop, et a ainsi construit un univers sonore qui oscille entre jazz et pop, entre mélancolie et fraîcheur contemporaine. La production a été réalisée en étroite collaboration avec Niels Broos, avec la participation, entre autres, de l’actrice Sandra Hüller (Anatomy of a Fall) et de la chanteuse Judith Okon. Ses influences ? De Nina Simone à Laurie Anderson, de Billie Eilish à James Blake, mais surtout :la signature sans compromis de Liesa.« Le monde est rempli de personnes seules / qui ont peur de faire le premier pas », chante-t-elle dans le premier morceau, First Move. Cela donne le ton d’un album qui recherche la connexion, mais qui n’est pas naïf. Qui présente la douceur comme un acte de courage. Qui refuse de s’endurcir face au monde, même si ce monde —diffusé en direct, fragmenté, traumatisé —est parfois difficile à supporter. Caramel fait écho à la quête de sens, mais aussi au doute. La voix deLiesa murmure : où est ma place ? Et comment fait-on pour être ensemble ? Trouver l’équilibre entre moi et toi, entre soi et l’autre, entre le monde intérieur et le monde extérieur. Ce sont des questions universelles, qui sont ici abordées sous tous les angles. Critiques, mais empreintes de tendresse et d’espoir. Caramel est un album pour ceux qui ne confondent pas douceur et faiblesse. Pour ceux qui veulent être touchés, sans explication. C’est une invitation à se rapprocher —jusqu’au bord du rasoir